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Troisième réunion annuelle de l’Association canadienne des études francophones du XIXe  siècle

Congrès des sciences humaines et sociales
Les 30 et 31 mai 2005
University of Western Ontario, London
Organisateurs : Margot Irvine, Jelena Jovicic, Maxime Prévost

30 mai 2005

University College, salle 137

1. Formes de la satire, formes de la contestation

La refonte des genres littéraires qui se produit au XIXe siècle se voit en particulier dans les modifications des formes de la satire et de la contestation. La satire écrite en vers, forme poétique issue d'Horace et de Juvénal, se prolonge jusque chez Victor Hugo, voire Arthur Rimbaud. D'autres formes prendront peu à peu la place d'un genre qui est encore très présent sous la Restauration. Ce sont le pamphlet (Paul-Louis Courier), la physiologie (Balzac) et même le roman (Stendhal). La satire, forme littéraire avec un ensemble de topoï connus, se métamorphose au contact de la presse : articles plus violents, attaques ad hominem, caricatures (Philippon, Daumier), invective (L. Bloy). Une évolution se dessine d'une pratique de contestation consensuelle, voire rituelle, vers la polémique, la diatribeL'atelier proposé envisage d'analyser l'évolution des formes que prend la contestation, de dégager les enjeux idéologiques de ces diverses formes.

Présidente de séance : Margot Irvine (Université de Guelph)

10h30-12h

Jean-Jacques Hamm (Université Queen’s)
« La poésie satirique : déclin/métamorphoses »

Janine Gallant (Université de Moncton)
« Les Premières Formes littéraires de la contestation chez Mérimée et Stendhal »

Elisabeth Gerwin (Miami University)
« Balzac, satiriste du réalisme »

12h

Dîner

2. Textes devenus illisibles

Cet atelier se propose de cerner les paramètres historiques de ce qu’on pourrait appeler l’illisibilité littéraire. Comment expliquer que certains textes qui ont exercé une influence déterminante sur le XIXe siècle soient devenus à peu près illisibles pour le lectorat contemporain? Est-ce une simple question de longueur (Les Mystères de Paris, Consuelo)? Sans doute que non, puisque le public d’aujourd’hui s’intéresse toujours au Comte de Monte-Cristo (que Baudelaire qualifiait pourtant déjà « d’effroyables dysenteries »). L’« illisibilité rétrospective » s’attache-t-elle à des topiques particulières? Si oui, lesquelles? Enfin, parmi les textes devenus illisibles, n’y aurait-il pas un certain nombre d’œuvres prétendues tout à fait lisibles, mais qui seraient en fait demeurées lisibles en vertu de malentendus et d’anachronismes?

Président de séance : Gabriel Moyal (Université McMaster)

14h-15h30

Jelena Jovicic (Université de Guelph)
« Les Correspondances du XIXe siècle. Une histoire illisible »

Roxane Petit-Rasselle (Pennsylvania State University)
« Héros et conventions : la pérennité du mythe littéraire »

Maxime Prévost (Université Concordia)
« Quand lire c’est croire : Les Mémoires d’un médecin d’Alexandre Dumas »

15h30

Pause

16h-17h

Dominique Laporte (Université du Manitoba)
« Catulle Mendès (1841-1909): "Tellement complet comme byzantin [...]" (L. Bloy). Prolégomènes à une exhumation »

Patrick Thériault (Université de Montréal/Université Bordeaux III)
« Des Circonstances éclairantes, contre toute attente : Salut de Mallarmé »

31 mai 2005

University College, salle 137

3. L’esthétique romanesque de Jules Verne

2005 marquera le centenaire de la mort de Jules Verne. N’est-ce pas l’occasion de réfléchir à sa pratique romanesque, c’est-à-dire de penser Verne comme le romancier fin-de-siècle qu’il fut, et non seulement comme un préposé à l’éducation des jeunes de la Troisième République ? Nous pourrions aussi saisir l’occasion pour objectiver les liens qui unissent les romans de Verne à ceux de ses contemporains (francophones ou non), de même que celles qui s’attachent à son influence.

Présidente de séance : Tara Collington (Université de Waterloo)

9h30-10h30

Donald Bruce (Université d’Alberta)
« Jules Verne et Max Nordau : deux réponses opposées à la ‘fin de siècle’ »

Michael Finn (Université Ryerson)
« Camille Flammarion et la science-fiction spiritiste »

10h30

Pause

10h45-12h

Véronique Roy (Université d’Ottawa)
« Famille-sans-nom : quand un Français récrit Les Anciens canadiens de Philippe Aubert de Gaspé père »

Yves Thomas (Université Trent)
« L’Insolite d’une rencontre : Jules Verne et l’avant-garde des années 1920 »

12h

Déjeuner et discussion sur les activités futures et l’orientation de l’ACÉF-XIX ; élection des président, secrétaire et trésorier pour les années 2006-2008.

 4. Varia

Président de séance : Clive Thomson (University of Western Ontario)

14h30-15h30

Margot Irvine (Université de Guelph)
« La Collaboration artistique entre époux : le cas de Madame Sourdis de Zola »

Bounthavy Suvilay (Université Paris III)
« La figure de l’enfant sauvage chez Balzac, Flaubert et Maupassant »

15h30

Pause

16h-17h

Olivier Parenteau (Université McGill)
« ‘La Preuve d’un sonnet est par l’addition’ : le Parnasse en tant qu’imposture poétique dans Les Amours jaunes de Tristan Corbière »

W. Allan Curnew (Université Western)
« Le sacré narcissique / le narcissique sacré : le cas de La Jongleuse »