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Quatrième rencontre annuelle de l’Association canadienne des études francophones du XIXe siècle

Congrès des sciences humaines
Université York
North York, Ontario
les 28, 29 et 30 mai 2006
(Salle: Vanier College 115)
Organisatrices : Margot Irvine et Jelena Jovicic

28 mai 2006

1. Les réseaux de femmes de lettres

C’est vers la fin du grand XIXe siècle que les femmes auteures commencent véritablement à faire partie de l’institution littéraire. Dans quelle mesure est-ce que l’existence d’une communauté de femmes de lettres a facilité cette acceptation par l’institution littéraire ? Quels étaient les lieux de rencontre privilégiés (salons, journaux féminins, académies ou théâtres de femmes) des femmes de lettres ? Quels textes témoignent de leurs rapports d’influence ou d’amitié (correspondances, souvenirs, intertextes littéraires) ? Quels rapports existaient entre les auteures françaises et leurs consoeurs d’autres pays ? entre les auteur(e)s et des communautés féminines « paralittéraires ».

8h55-9h00

Allocution de bienvenue: Jean-Jacques Hamm, président de l’ACÉF-XIX

9h-10h30

Présidente de séance : Chantal Bertrand-Jennings (University of Toronto)

Michael Finn (Ryerson University)
« Rachilde: Une décadente dans un réseau de bas bleus »

Claire Nodot (Kansas State University)
« Une aventure de l’esprit: le salon décadent de Natalie Clifford Barney »

Margot Irvine (University of Guelph)
« Une académie de femmes ? »

10h30-10h45

Pause

10h45-12h15

Présidente de séance : Dorothy Speirs (University of Toronto)

Jeanne Humphries (University of British Columbia)
« Le réseau des inconnues: la communauté des femmes dans les lettres à Zola »

Valérie Narayana (Mount Allison Univeristy)
« “Cette bête de question” : les clubs féminins et comités de vigilance sous la Commune de 1870 »

Chantal Savoie (Université Laval)
« Gaétane de Montreuil, conseillère, bibliothécaire, professeure, critique, éditrice, publicitaire »

12h15-13h30

Déjeuner

13h30-14h30

Présentation: Jean-Jacques Hamm (Queen’s University)

Conférence d’honneur de Béatrice Didier (Ecole Normale Supérieure)
« Pour un dictionnaire des femmes créatrices »

14h30-14h45

Pause

2. Mythologies modernes. Alexandre Dumas et les orchestrateurs de l’imaginaire collectif

Certains personnages de la littérature populaire du XIXe siècle (d’Artagnan, le comte de Monte-Cristo, Quasimodo, Jean Valjean, Frankenstein, Dracula, le fantôme de l’opéra - nous en passons, et des meilleurs) ont au fil des ans accédé au statut de figures mythologiques, c’est-à-dire qu’ils ont surpassé leurs créateurs en notoriété et mènent dans la conscience collective une existence indépendante de l’œuvre qui les a vus naître. T. S. Eliot se demandait par exemple comment Sherlock Holmes, qui était selon lui dépourvu de la profondeur psychologique des grands personnages réalistes du XIXe siècle, en était venu à exister de manière tout à fait concrète dans l’imaginaire collectif, pour en arriver à la conclusion que Conan Doyle, malgré toutes ses « carences esthétiques », était « l’un des grands auteurs dramatiques » de son époque. Comment appréhender ou définir cette faculté dramatique qui confine à la mythologie ? Comment penser la force mythologique de certains romanciers populaires qui sont parvenus à se hisser au rang des mythologues ? L’ascendant qu’exercent de telles œuvres est-il nécessairement instantané ? Peut-on parler de force mythologique « à retardement » ? « provisoire » ? « à éclipses » ? À l’inverse, pourquoi bon nombre d’œuvres qui se sont voulues populaires ont-elles échoué sur les rives de l’oubli?

14h45-16h15

Cyril Devès (Lyon II)
« La Littérature illustrée en France au XIXe siècle : entre représentation littéraire et autonomie plastique du héros »

Roxane Petit-Rasselle (Penn State University)
« Types cognitifs et imaginaire collectif : Les trois mousquetaires ou la production d’un mythe littéraire »

Daniel Desormeaux (University of Kentucky)
« Un mythe moderne : Alexandre Dumas »

16h15-16h30

Pause

16h30-17h30

Maxime Prévost (Université d’Ottawa)
« Alexandre Dumas mythographe : invention du mousquetaire »

Donald Bruce (University of Alberta)
« La Fabulation vernienne : étapes vers la création d’une mythologie moderne »

19h30

Souper informel à Jerusalem Restaurant (955 Eglinton Avenue West)

29 mai 2006

3. Physiologie de la ville / The Nineteenth-Century City

Cette session voudrait appréhender la ville du XIXe siècle dans une perspective multidisciplinaire à la croisée de l’histoire des pratiques et de celle des représentations. Omniprésente dans l’imaginaire du siècle, la ville demeure pourtant mystérieuse : quelles villes et quels aspects de leur urbanisme ont fait l’objet de représentations dans les lettres et les arts visuels ? Ces représentations ont-elles eu un effet de retour sur le réel ? L’art imite-t-il la ville ou la ville imite-t-elle l’art ? L’imaginaire urbain est-il essentiellement révolutionnaire ? Quelles transformations et quels bouleversements la ville a-t-elle subis au cours du siècle, sur le plan de l’histoire événementielle comme sur celui de l'imaginaire?

This interdisciplinary session wishes to consider the nineteenth-century city at once from a historical and an aesthetic standpoint. Omnipresent in the zeitgeist of the century, the city nevertheless remains largely uncharted: what cities and what aspects of their urbanism were represented in letters and visual arts ? Did these representations in turn affect reality ? Does the city imitate Art or does Art imitate the city ? Is our conception of the urban essentially linked to unrest and rebellion ? What transformations and commotions - historical or artistic - befell the city throughout the century?

9h00-10h30

Président de séance : Graham Falconer (University of Toronto)

Yves Thomas (Trent University)
« Paris sous la crinoline : aménagement, transformation, révélation »

Michael Graves (Trent University)
« Benjamin’s Paris : History as Psychological Event »

Jeremy Worth (University of Western Ontario)
« Carte ou calque ? Le Paris des Rougon-Macquart »

10h30-11h00

Pause

11h00-12h30

Président de séance: Andrew Oliver (University of Toronto)

Elisabeth Gerwin (Algoma University College)
« Circulation d’identités: l’argent et la ville dans La Fille aux yeux d’or »

Philippe Basabose (Université de Montréal)
« Paris, lieu et objet de l’Exposition »

Jelena Jovicic (University of British Columbia)
« Les grands magasins et l’invention de la culture de consommation »

12h30-13h30

Déjeuner

13h30-15h30

Assemblée plénière de l’ACÉF-XIX

15h30-16h

Pause

16h-17h

Présentation: Margot Irvine (University of Guelph)

Conférence d’honneur de Máire Cross (University of Newcastle upon Tyne)
« Une Femme dans la Cité : une vision utopique de la ville de Flora Tristan »

19h30

Souper informel à Vinnie Zucchini’s (1500 Steeles Ave West)

30 mai 2006

4. Texte, collection et musée dans les littératures française et francophone

La collection privée et le musée sont deux pratiques concurrentes qui ont fait l’objet d’études renouvelées ces dernières années. Afin de dégager la spécificité de telles pratiques, différentes perspectives ont été adoptées : une perspective historique vaste où la collection est étudiée comme pratique humaine liée aux codes sociopolitiques des époques où elle se manifeste (Krzysztof Pomian), une perspective socio-psychanalytique qui s’interroge essentiellement sur la psychologie du collectionneur (Jean Baudrillard, Susan Stewart, Werner Muenstenberger), l’étude enfin de la constitution et du développement du musée public comme institution (Tony Bennett, Susan Pearce, etc.). Ces recherches qui interrogent la collection dans sa systématicité, son historicité ou sa spécificité individuelle ont ouvert la voie à une critique littéraire (Philippe Hamon, Pierre-Marc de Biasi, Bernard Vouilloux et Dominique Pety notamment) qui se penche sur les figures de musées (privés, publics) dans la littérature et sur leurs implications idéologiques et esthétiques. Nous voudrions poursuivre cette voie en interrogeant dans cette session les multiples rapports qu’entretiennent textes et collections à travers la manifestation (explicite ou implicite) de figures de musées, collections privées, maisons-musées et maisons d’artistes dans les littératures française et francophone. Cette session est organisée conjointement avec l’Association des professeurs de français des universités et collèges canadiens (APFUCC).

9h-10h30 : Collections et musées au XIXe siècle

Présidente de séance: Frédérique Arroyas (University of Guelph)

Antoinette Maget (Faculté Jean Monnet - Paris XI)
« Impacts et enjeux des muséographies : les collections d’antiquités égyptiennes au British Museum, au Louvre et à Berlin »

Janine Gallant (Université de Moncton)
« Du tragique à l’ironique : musées privés et musées publics dans les derniers romans de Stendhal »

Kirsten Ellicson (Columbia University)
« L’ouverture des bornes de la collection sur les plans de l’espace, du rapport entre les sexes et de la création (1880-1914) »

10h30-11h00

Pause

11h-12h30 : Collections et collectionneurs

Présidente de séance : Yvonne Hsieh (University of Victoria)

Tony Purdy (University of Western Ontario)
« La collection et le collectionneur dans l’œuvre de Michel Tournier »

Kristy Bell (University of Toronto)
« Collectionneurs et chasse aux trésors dans Nikolski »

Bertrand Bourgeois (University of Western Ontario)
« De la collection privée au roman : un réalisme balzacien “décadent” ? »

12h30-14h00

Déjeuner

14h-15h : Maison-texte, texte-musée

Président de séance: Joubert Satyre (University of Guelph)

Geneviève Sicotte (Université Concordia)
« La maison-texte de Goncourt et Huysmans »

Claudine Potvin (University of Alberta)
« Le texte-musée : l’art et l’exil chez Madeleine Gagnon »

15h-15h30

Pause

5. Session Varia : sujets libres

15h-16h

Présidente de séance: Jelena Jovicic (University of British Columbia)

Nathalie Dolbec (University of Windsor)
« Le statut du descriptif dans le roman populaire canadien français du XIXe siècle: l’exemple de L’Enfant mystérieux de Wenceslas-Eugène Dick »

W. Allan Curnew (University of Western Ontario)
« Perdre sa semence ou semer la révolte : Bonnetain s’amuse ? »